Après un détournement au ministère de la jeunesse et des sports, Mossa Ag Attaher fait face à un problème d’éthique
Le cas de Mossa Ag Attaher soulève des questions d’éthique, de moralité et d’égalité des citoyens devant la loi. Ayant bénéficié d’un accord signé sans le consentement du peuple malien, notamment l’accord d’Alger de 2015 et celui de la conférence d’entente nationale en 2017, il a été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports après le mouvement héroïque du M5-RFP. Durant ses deux années en poste, il a été accusé de détournement de fonds, son chef de cabinet et son adjoint ont été arrêtés puis relâchés. Lui-même a été interpellé par la Cour suprême où il a admis avoir détourné un montant conséquent et a versé 200 millions comme première tranche. Son nom est-il sur la liste des ministres impliqués dans un détournement de 80 milliards mentionné par la Cour suprême?
À la surprise générale, au lieu d’être mis sous mandat de dépôt, il a été nommé à un autre poste ministériel, celui des Maliens établis à l’extérieur, l’un des ministères le plus importants qui doit gérer plus de 6 millions des maliens établis à l’extérieur. Pendant ce temps, d’autres risquent la prison comme l’ex-PM Choguel K. Maïga, en garde à vue pour des accusations similaires. Prouvez-nous ou montrez-nous le montant nécessaire et nous paierons comme l’a fait Moussa Ag Attaher, c’est à dire verser une caution jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie, c’est ce qu’on appelle un précédent en droit.
Ex-porte-parole de l’AZAWAD, ayant soutenu l’indépendance de l’AZAWAD, il s’efforce de diviser la diaspora malienne sans laquelle il n’y aurait pas eu de changement au Mali, affaiblissant ainsi la transition et notre diplomatie. Le cas de la Mauritanie est une illustration : à son retour à Bamako, il a fait une déclaration à l’ORTM divulguant des secrets d’entretien avec le président mauritanien, mettant ainsi en difficulté la Mauritanie et d’autres pays voisins comme le Sénégal. Cela a conduit à un accord entre la Mauritanie et le Sénégal pour leurs ressortissants. Où en sommes-nous avec les Maliens en Mauritanie ?
Au Gabon, il s’est permis de dire qu’il ne s’occupait pas des affaires des associations, cependant le président a été élu à son absence et contesté par les Maliens résidant au Gabon. Mossa Ag Attaher gérait-il vraiment quand il a été interpellé par les associations victimes au Gabon ?
Le président sortant du HCME, Demba Diabira, a simplement demandé le respect des textes du HCME en organisant un deuxième tour, car Denlla n’avait pas les 51 % requis pour être élu. Il a été arrêté pendant 45 jours lors de son séjour à Bamako et personne n’a entendu le ministre dire un mot, pourtant il aime les déclarations fracassantes.
La diaspora malienne demande aux autorités maliennes de mettre fin à ces inégalités entre citoyens et que Mossa Ag Attaher réponde devant la justice, et que ce département soit rattaché aux Affaires étrangères.
Joyeux anniversaire du 18 Août, la lutte continue pour la réussite de la Transition.
CSDM

