Le football malien connaît des moments sombres, illustrés par une désillusion généralisée et une révolte populaire historique. Cette régression intermittente prend son origine dans la gestion politique et administrative de toute la chaîne sportive.
Si des tractations ont permis la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante pour la fédération malienne de football, les activités de certaines ligues sont prises en otages par des acteurs régionaux qui ont montré toutes leurs limites.
A Tombouctou, c’est un syndrome de paranoïa qui est constaté depuis quelques mois. La ligue régionale de football n’a plus de légitimité, elle n’a plus d’efficacité et elle n’a même plus de crédibilité face au constat d’échec que ses preneurs d’otages refusent d’admettre.
Aujourd’hui, c’est un air de panique qui règne, face à la simple volonté de nouveaux acteurs extérieurs à réanimer et à relancer l’instance locale du football.
Aujourd’hui, ce cercle qui devrait servir de laboratoire, afin de faire émerger de nouveaux talents et permettre aux clubs locaux de compétir, hypothèque les chances de ces clubs à défendre les couleurs de la ville et les projets de leurs dirigeants. La ligue régionale de football est dans un coma artificiel, du fait de quelques acteurs majeurs du domaine mais qui n’ont plus les coudées franches pour assurer.
Dans un processus de restructuration et d’innovation, il faut que ceux qui ont échoué sachent faire de la place à d’autres qui nourrissent l’ambition de réussir. Le malaise est explosif au sein de la ligue régionale de Tombouctou. Les résultats ne sont pas en adéquation avec le potentiel et la volonté de ceux qui aspirent au professionnalisme.
C’est une nouvelle ère qui souffle et les questions amicales et parentales doivent être reléguées au second plan. Il faut des mesures fortes pour sauver le football et cela fera des victimes collatérales. Quand des dissensions extrêmes et des démissions rythment un bureau, c’est une preuve que des maillons ont cédé et que la cohésion est entamée.
Moulaye Haidara dit George, passionné et engagé pour bien de causes qui impactent Tombouctou, surtout dans le sport roi, avec de partenaires et des experts, souhaiterait changer le logiciel d’une ligue qui aura souffert de sa prise en otage par une, voire deux personnes. Et quand on demande au réformateur ce qu’il allait changer? C’est assumé avec conviction : << Je veux juste que tout le système change.>>
En attendant, ce sont des nuits blanches et des sueurs froides qui sont occasionnées dans l’antichambre d’une ligue qui se ligue contre elle-même. Ce jeune acteur extérieur veut-il faire vaciller tout un bloc?
Affaire à suivre

