La question, que beaucoup se posent, est de savoir s’il y aurait une volonté politique de retirer le CSDM à son président légal et légitime Mohamed Cherif Haidara. Après la démission du Président Lamine Touré, dont le nom figure sur le récépissé originel, une nouvelle assise a fait élire avec brio l’actuel président.
Et pourtant, l’homme et son association ont donné de la voix en faveur de la diaspora, les maliens établis à l’extérieur ont été plus respectés et consultés, ils ont été le fer de lance de bien de décisions. A la conférence d’entente nationale en 2017, le leader du CSDM, puissant par ses réseaux et diplomate par ses relations, a suggéré d’ouvrir des négociations directes avec les groupes djihadistes qui embrassent le pays depuis des années.
Un pays dans lequel le chef d’État avait désigné son représentant pour le centre ne pouvait pas refuser une telle proposition.
La grande crise politique qui avait secoué le pays s’était apaisée avec l’épisode de « la main tendue » entre feu lBK et feu Soumaila Cissé. Les éléments du CSDM, en coulisses et durant des nuits, ont joué aux médiateurs et aux équilibristes.
Le Coup d’Etat de 2020 et celui de 2021 n’ont pas été orphelins de la détermination du patron du CSDM (Madiba) comme le surnomment ses compagnons.
Le poste de vice-président était un point capital sur lequel il s’est agrippé. Pour lui, les jeunes officiers qui ont renversé le pouvoir ne pouvaient pas être écartés ainsi.
Selon nos propres informations, Assimi Goita l’avait commis auprès du Cherif de Nioro afin qu’il intercède auprès de Bah N’Daw concernant sa controversée décision d’éviction de certains colonels du gouvernement.
L’embargo consécutif à la décision du 9 Janvier 2022 a contraint Mohamed Cherif Haidara à multiplier les messages de sensibilisation et d’appel au calme. Envers et contre tous, il s’est mis dans la balance pour porter les options souverainistes de façon réaliste et mesurée. Il a tapé aux portes de plusieurs chefs d’États dans la sous-région pour aider à la levée d’un embargo qui étouffait le pays.
Pour le combat de la diaspora, il a pu obtenir dans la nouvelle constitution, l’élection de représentants de la diaspora au sein des institutions.
Mieux, il a fait clarifier et contribuer à décréter sur le « Statut des maliens établis à l’extérieur » , les états généraux de la diaspora et la banque pour les bons de trésor qui devrait être portée par la diaspora. Avec plus de 500 millions déboursés, les lignes n’ont pas bougé.
L’essentiel des bureaux de ladite association réaffirment leur soutien à leur Président. « Pour nous, il n’y a pas de diversion. Notre président c’est Mohamed Cherif Haidara. Ses promesses ont été tenues jusque-là, ses propositions pertinentes ont été validées et traduites en actes. » se félicite Djibril Arama de la jeunesse CSDM résident en Côte d’Ivoire.
« Madiba » est l’homme qui riposte face aux abus et aux violations infligés à des maliens où qu’ils soient. Le CSDM est toujours en alerte que ce soit en Algérie, au Gabon, en Libye, en Mauritanie et partout ailleurs. Il ne s’agissait pas de questions de CSDM ou de HCME, il s’agit de ces millions de compatriotes qui n’ont adhéré dans aucune association.
La diaspora est aujourd’hui spectatrice, quelques-uns de ses leaders, qui ont toujours été aux ordres d’intérêts individuels, cherchent refuge auprès d’un ministre qui ferme les yeux bien de dysfonctionnements.
Mais subitement, en dépit de décision de justice, des aventuriers de couloirs et de la violence, s’activent à vouloir éteindre la flamme du CSDM qui leur fait ombre. La justice est silence alors qu’elle a ordonné un mandat d’arrêt international contre ceux qui contribuent à créer le trouble au sein de la maison.
Mais la diaspora malienne est faite d’esprits brillants et de gens dévoués. Ils savent dans quel bateau ils vont embarquer et ils n’acceptent aucun énergumène les balader au rond-point de la confusion, de la conspiration et de l’usurpation.
Le Président du CSDM continue, malgré tout, à œuvrer dans le cadre de l’AES et de projets prometteurs en faveur du Mali.

