Chute de Bachar al-Assad : le chef de la diplomatie française s’est rendu en Jordanie pour discuter de l’avenir de la Syrie

La rencontre vise à « œuvrer collectivement à une transition politique pacifique permettant de préserver l’unité de la Syrie et les droits fondamentaux de tous les Syriens » selon un communiqué commun.

Ce qu’il faut savoir

Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot s’est rendu samedi 14 décembre à Aqaba, en Jordanie, où responsables américains, européens, arabes et turcs se retrouvent pour discuter de la Syrie, une semaine après la fuite de Bachar al-Assad. La rencontre vise à « œuvrer collectivement à une transition politique pacifique permettant de préserver l’unité de la Syrie et les droits fondamentaux de tous les Syriens » selon un communiqué. Suivez notre direct.

La Turquie rouvre son ambassade en Syrie. Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a fait état de lignes de communication ouvertes avec les nouveaux maîtres du pays, et a annoncé qu’un chef de mission s’était rendu à Damas pour ouvrir la représentation. La Turquie, qui gagne en influence dans la région, dit par ailleurs avoir convaincu l’Iran et la Russie de ne pas aider Bachar al-Assad.

De nouvelles frappes israéliennes en Syrie. Plusieurs attaques ont visé tôt samedi des sites militaires à Damas et sa banlieue, près d’une semaine après la prise de la capitale syrienne par une coalition de rebelles, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Depuis la fuite dimanche du président déchu Bachar al-Assad, Israël a mené des centaines de frappes contre des sites militaires en Syrie, selon cette ONG basée au Royaume-Uni. Le chef du gouvernement israélien a expliqué cette semaine que Tsahal bombardait les armes du régime Assad « afin qu’elles ne tombent pas entre les mains des jihadistes ».

Des célébrations à travers la Syrie vendredi. Plusieurs milliers de personnes ont répondu à l’appel d’Abou Mohammed al-Jolani, chef de la coalition des rebelles ayant renversé le régime, en défilant à travers plusieurs villes syriennes dont Damas, la capitale. Dans une vidéo, celui qui se fait appeler désormais par son vrai nom, Ahmad al-Chareh, a « félicité le peuple syrien pour la victoire de la révolution ».

France info

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