Le gouvernement malien met en place une nouvelle fiscalité pour renforcer l’indépendance économique du pays et financer des projets essentiels. Malgré les débats, les autorités assurent que cette mesure servira à consolider les acquis de la transition et à garantir un développement durable, sans dépendre d’aides extérieures.
Le Mali est à un tournant majeur de son histoire. Face aux défis économiques et aux ambitions d’indépendance financière, le gouvernement de transition met en place une nouvelle taxation, TARTOP, pour renforcer les recettes de l’État et financer des projets essentiels pour le pays. Si cette mesure suscite des débats, son objectif est clair : assurer une souveraineté économique et un développement durable, sans dépendre d’aides extérieures.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseïni Sanou, a multiplié en ce sens les explications pour éclairer l’opinion publique sur cette réforme. Un point de presse conjoint avec le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général Abdoulaye Maïga, le 10 février dernier, à la primature, a ainsipermis de détailler les ambitions du gouvernement. Cette taxe ne vise pas à appauvrir les Maliens, mais plutôt à renforcer les capacités de l’État pour mieux servir son peuple, a expliqué le ministre.
Toutes les grandes réalisations du Mali ces dernières années ont été financées sur fonds propres, sans aide étrangère. Modernisation des infrastructures, renforcement des services sociaux, équipement des forces armées de défense et de sécurité… Le Mali avance, mais chaque avancée a un coût, soutient le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.
Les œuvres sociales du Président de la Transition :
Les autorités maliennes ont bien compris que pour demander un effort à la population, elles devaient montrer la voie. Dès son arrivée au pouvoir, le Président Assimi Goïta a réduit les dépenses de souveraineté en renonçant à deux tiers de son fonds de souveraineté. Ainsi, cette somme a été réinvestie dans des œuvres sociales au bénéfice des Maliens les plus vulnérables.
Le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, a également suivi cette dynamique en réduisant une partie de ses émoluments pour appuyer ces actions. Dès sa prise de fonction Les membres du gouvernement ont été appelés à limiter leurs déplacements et à réduire les dépenses non essentielles, dans une logique de rigueur budgétaire.
Et les résultats sont visibles. Entre 2021 et 2024, 402 forages ont été réalisés dans de nombreuses localités du Mali. Des infrastructures hydrauliques équipées d’énergie solaire. La plupart sont installées dans des écoles, centres de santé ou mosquées et églises. Les personnes en situation de handicap ont reçu 275 motos tricycles pour faciliter leur mobilité. Des milliers de kits alimentaires ont été distribués aux familles démunies, aux veuves de militaires et aux personnes vulnérables, surtout dans les régions du Nord du Mali. Il convient de noter aussi la réhabilitation de plusieurs salles de classe et la construction de plusieurs écoles ainsi que leurs équipements.
Le gouvernement a également investi dans la modernisation des infrastructures médicales. Soixante-quinze (75)ambulances médicalisées ont été mises à disposition des centres de santé, et plusieurs équipements médicaux essentiels, comme des respirateurs électriques et des tables de consultation gynécologique, ont été installés dans divers établissements hospitaliers. Il faut ajouter à toutes ces réalisations la construction et l’équipement des centres de dialyse à Bamako et dans certaines régions qui viennent encore de bénéficier d’installation d’énergie solaire.
Les recrutements et l’équipement de l’armée malienne :
Contrairement aux idées reçues, l’État malien n’impose pas des taxes sans retour pour la population. Depuis 2022, le gouvernement a engagé une politique active de recrutement dans la fonction publique. 869 agents ont été recrutés en 2022, 1 417 en 2023 et 848 en 2024, avec une attention particulière aux personnes en situation de handicap.
L’armée malienne a connu un renforcement sans précédent. Les effectifs ont quadruplé, et des investissements massifs ont été réalisés pour moderniser les forces de défense. Rien qu’en 2024, les forces de sécurité ont reçu 114 véhicules et 116 motos pour améliorer leur mobilité. 29 bus et 42 postes de sécurité ont été mis en place, et 369 commissariats et camps militaires ont été construits ou rénovés.
Cette transition ne se limite pas aux aspects économiques et sécuritaires. De profondes réformes politiques et institutionnelles sont en cours pour jeter les bases d’un Mali plus autonome.
L’énergie et le sport :
Dans le secteur énergétique, l’État mise sur les énergies renouvelables et le nucléaire civil, avec l’installation progressive de centrales solaires à Tiakadougou-Dialakoro, à Sanankoroba, à Safo ainsi qu’à Fana, pour réduire la dépendance énergétique du pays avec la conviction que l’avenir de l’énergie est inévitablement dans le solaire. À travers ses œuvres sociales, le président de la transition a également offert une vingtaine de groupes électrogènes à l’EDM-Sa pour la soutenir dans la fourniture d’électricité. Le sport n’est pas en reste. Plusieurs stades ont été rénovés, celui de Ségou qui sera ouvert ce Vendredi 15 Février 2025 est un exemple parfait, après ceux de Kayes, Sikasso, Koulikoro, Kati et Mopti.
Les critiques pleuvent sur la nouvelle fiscalité, mais la question reste : comment financer ces ambitions sans ressources propres ? Les ennemis de la Transition ou du Mali plutôt refusent de voir les efforts consentis par l’État, préférant entretenir la confusion. Pourtant, les faits parlent d’eux-mêmes : les autorités maliennes ont déjà fait d’énormes sacrifices pour redresser le pays.
Il est désormais temps que chacun prenne part à l’effort collectif pour bâtir un Mali souverain, fort et prospère, loin de toute dépendance extérieure.
Issa Diarra, citoyen malien.

