Le développement du Mali à partir des mécanismes internes !

« Avant de demander aux autres de vous aider à maitriser votre lion, il faudrait bien avoir la maitrise de sa tête », a-t-on coutume de dire.

Avant 2020, l’assistance extérieure au Mali atteignait le seuil de 20% du budget et de 60% des investissements publics. Cependant, depuis la politique de souveraineté adoptée par les autorités de la Transition, avec l’intime conviction qu’aucun pays au monde ne s’est développé avec l’aide publique au développement, force est de constater que le dogme a changé.

Car, à bien des égards, l’agenda des assistances extérieures était différent des problèmes maliens et des orientations du Mali. Raison toute somme, les autorités se sont inscrites à imposer leurs visions sur les programmes, contrairement aux objectifs et aux modalités d’exécution qui étaient définis par les bailleurs dans un passé récent.  L’arrêt de l’aide budgétaire ou de ces assistances a ainsi favorisé la réduction de la puissance des terroristes au regard de l’amélioration de la situation sécuritaire du Mali qui est un secret de polichinelle aujourd’hui.

En outre, en moins de 5 ans, le Mali a quitté de 20% à moins d’ 1% de dépendance de l’aide budgétaire. Ce qui est une illustration parfaite de la souveraineté retrouvée en termes de dépendance d’aide budgétaire. Puisque, l’État du Mali est en tout état de cause parvenu à supporter l’incidence de l’unification de la grille salariale dans le cadre du pacte social avec une incidence colossable de plus de 230 milliards de F.CFA, il continue de faire les salaires et surtout de procéder à de milliers de recrutements dans ses services, notamment au compte des forces de défense et de sécurité, de la magistrature, de l’administration pénitentiaire, des collectivités et de la fonction publique. Pour la fonction publique de l’Etat, il s’agit précisement de recrutement de 869 agents en 2022, 1417 agents en 2023 en plus 45 personnes handicapées spécialement et 88 agents de l’ENA. Un recrutement de 848 agents au titre de l’année 2025 est en cours avec une seconde prévue courant 2025.

Donc aujourd’hui, s’agissant des nouvelles taxes, elles sont un instrument positif auquel les populations doivent adhérer objectivement pour renforcer l’indépendance financière à défaut de retourner vers les financements occultes des lobbys étrangerscar en réalité, ça n’a jamais rien réglé pour notre peuple ni aucun pays ailleurs. Ce qui se passe avec l’arrêt par exemple de l’aide américaine est une preuve sans précédent de la nécessité pour nous d’adosser notre économie à nos propres moyens au lieu de compter sur des miettes de partenaires qui peuvent rester ou partir selon leur bon vouloir.

En matière d’efforts de réduction du train de vie du côté des tenants du pouvoir, les réalisations des actions sociales du Président de la Transition et le renforcement de l’armée ont fait des effets plus que positifs. En ce sens, le collectif budgétaire de 2024 est encore la preuve manifeste de la réduction de ce train de l’Etat par l’affectation de 220 milliards de F. CFA prélevés sur tous les départements ministériels et diverses institutions au profit des forces armées de défense et de sécurité ainsi que de l’EDM.

Pour le vrai dire, il faudrait plutôt encourager les mécanismes de renforcement du financement endogène de l’État. Ce qui ne manque pas l’adhésion collective dans un contexte de souveraineté retrouvée. Les détracteurs ont, du primo, lamentablement échoué à faire croire que les taxes ne sont pas logiques. Leur plan est maintenant de faire en sorte que les gens pensent que les aides budgétaires pouvaient nous épargner de cette situation. Là encore, leur échec ne se fera pas attendre. ‘’Le Mali n’est plus un terrain de prédilection pour les nostalgiques d’un passé révolu avec un esprit paternaliste’’, a pourtant prouvé le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, bienheureux sont ceux l’ont compris pour sortir d’un jeu qu’ils perdront car le Mali avancera, sûrement, et surtout pas seul, mais avec des partenaires sincères et respectueux de notre souveraineté.

Kémoko Diabaté,

Source : Journal L’Elite.

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