Le Mali des hommes courageux, quels que soient les secteurs d’activités, est devenu méconnaissable. Oui, l’histoire nous apprend bien de choses, avec les trahisons et les déviations, avec les volte-face et les résignations. Face à la gravité de la situation du pays, les acteurs politiques, les syndicats, les religieux, les opérateurs économiques, pour la plupart, ont avalé leurs langues. Leur motif ? La peur de la prison.
Incroyable qu’on arrive à établir un constat patent à main levée. Qui d’entre eux a été consulté sur les décisions majeures ? Et en le disant, ces acteurs n’ont aucune gêne, étalant la peur bleue qui les abrite. Et pourtant, beaucoup sont des rescapés de la lutte démocratique du peuple malien dans les années 1990.
Ceux qui ont mené des combats hier, pour les mêmes causes, sont devenus des carpes emblématiques. Mieux, ils illustrent tout avec un langage débridé. L’écrasante majorité des acteurs politiques, considérés comme des vecteurs et des projecteurs pour les consciences populaires, se murent dans un silence assourdissant.
La totale a été la suspension de leurs activités et le fait d’aller cueillir certains d’entre eux (une dizaine) jusque dans un domicile privé, pour trouble à l’ordre public et sans aucun mandat d’un juge. Et pour obtenir une liberté, c’est un chapelet de discussions et de négociations interminables qui ont prévalu. On doit pouvoir tout faire avec les baillonnettes sauf s’asseoir dessus.
Quant aux syndicats, libres dans leur création et puissants dans leurs revendications, ils ont déposé les armes dans une boite estampillée PACTE POUR LA STABILITE SOCIALE POUR LA CROISSANCE signé de façon tripartite. Ils ont une mission qui est de défendre les intérêts de leurs membres mais ils sont des barrières historiques pour préserver les principes fondamentaux de la République.
Des chefs religieux, ignorant leur rôle et leur mission, se contentent toujours d’alerter alors qu’ils ont le pouvoir de montrer aux décideurs l’itinéraire et les options viables. Sous le nez et la barbe du Haut Conseil Islamique, des imams et des prêcheurs, pour avoir critiqué des pratiques, sont derrière les barreaux.
Que dire des opérateurs économiques, dont certains ont été les premiers à s’ouvrir au vent favorable d’un embargo « illégal, illégal et illégitime » qui était venu sanctionner des violations flagrantes des principes communautaires. Ces operateurs qui dépendent majoritairement de partenaires extérieurs, qui n’ont aucun levier pour sauver un Etat, à moins d’accepter renoncer à leurs milliards de dettes en souffrance.
Dans les plaintes et les complaintes quotidiennes, bien de citoyens accusent les principes occidentaux qui sont encore consignés dans les textes fondamentaux de la République fraichement et souverainement adoptés. Le seul pilier qui tient encore, il faut le reconnaitre aux autorités de la transition, mais aussi à la résistance des responsables de faitières, c’est la liberté de presse dans une certaine proportion. Ses financements et ses conditions favorables pour mieux exister restent la tache noire depuis 2020 voire avant.
ABC


Je partage entierement cette analyse sui découle decl’évolution du Mali depiis le 18 août 2018. Il faut reconnaitre que les espoirs se sont réduits ! Comme toujours ! Tous les maux se sont aggravés ! Les militaires ont tout occupé ! La propagande a pris le pas sur les actions ! Allons-nous vers une confiscation du pouvoir comme après 1968 ?
Qu’il en soit ainsi. Vous vous fatiguez. Le pouvoir a changé de camp. Les acculturés adeptes de l’occidents, qu’ils prennent leur mal en patience. Les vrais dignes fils du pays, respectueux de leur identité et de leurs ancêtres sont aujourd’hui au pouvoir. Le Mali ira de l’avant. Restez là−bas dans votre bled occidental. Le chien aboit, la caravane passe !