La Généralisation du pouvoir d’Etat au Mali n’est en rien une garantie pour quelque clan que ce soit de prendre des libertés. Il suffit d’ouvrir les pages de l’histoire, que ce soit au Mali ou ailleurs, pour se rendre compte que le pouvoir et ses attributs sont aussi dans un canevas illusoire.
Les militaires au pouvoir, dopés et inspirés par le Pachyderme politique en la personne de l’ancien Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga, ont du pain sur la planche. Ils sont face à une réalité que le « patriotisme », sous toutes ses facettes, ne peut contenir.
Un clan, aussi longtemps que cela puisse paraître, ne saurait sauver une Nation. Un pays se construit avec toutes les compétences, sans complaisance et sans faux-fuyants. Un pays qui laisse mourir sa presse, qui clochardise ses intellectuels, qui encourage la promotion de la médiocrité n’est pas une référence.
Des jeunes combattants politiques et associatifs, qui étaient au devant de cette lutte aventurière, sont aujourd’hui désignés comme des apatrides. Que c’est beau dans un pays, de voir des citoyens, sous forme de guichets automatiques, distribuant des certificats de patriotisme.
De plus en plus , les voiles se lèvent , les masques tombent , les imposteurs, les opportunistes, les gens sans parole se font découvrir chaque jour dans un Mali trimbalé d’urgence en urgence.
Le Mali que se tiraillent les Généraux ( Colonels à l’époque qui ont parachevé la lutte du M5 RFP), chacun avec les pouvoirs qui lui sont conférés.
Les défenseurs de cette aventure, sur le fauteuil de l’honneur, sont des anciens ministres sans crédit ( locomotives fictives sous lBK), des leaders sans boussole et sans repères, des individus versatiles qui n’ont aucune once de crédibilité. Avec de tels parasites dans les coulisses des décisions, il faut s’attendre à la déconfiture de notre société.
Un pays, dans lequel, les menteurs, les insulteurs et les opportunistes sont adoubés n’a pas de sérénité. Et au Mali, ce scénario est pratiquement vers sa fin. Au lieu de chirurgiens, nous avons des bouchers, au lieu d’économistes, nous avons des affairistes, au lieu de diversifier la diplomatie, c’est presque corps et âme qu’on se livre à de « nouveaux partenaires sincères »
Les forces qui se sont appelées celles du changement sont tombées de nulle part car elles n’ont pas senti venir la trahison. Le système des impérialistes (diviser pour mieux régner) a été bien appliqué pour annihiler toute réaction ordonnée et coordonnée. Sauf qu’il y a des luttes qui se mènent par l’esprit et d’autres qui sont dévolues au temps.
Dans une de ses sorties, le père de la RECTIFICATION et de la CLARIFICATION, Dr Choguel Maïga, dénonçait ceci « On ne peut pas gouverner par la peur et par la menace. On doit gouverner avec la vertu et l’exemplarité. »
Tous les abus et toutes les violations, causés par des détenteurs d’une portion d’autorité, se payent cash tôt ou tard. Quand des assermentés sont à la tête d’un État ou d’une lnstitution, la marche vers la LOI, la JUSTICE, et la PAIX ne devrait pas connaître d’embûches.
Mais les agents doubles sont au four et au moulin, les partisans de la marmite sont requinqués pour subsister et les citoyens, chaque jour qui passe, gagnent en maturité et perdent en résilience.
De nombreux cadres et membres d’institutions, marqués par certains actes qui sonnent comme du sabotage, réagissent ouvertement en vue d’alerter. Mamadou Hawa Gassama, comme beaucoup d’autres rats du bateau, admet que les taxes imposées sont impopulaires et méritent même que le gouvernement y sursoie
Amadou Albert Maïga, sidéré par des décisions judiciaires à haute tension, a saisi le Ministre de la justice pour que l’opinion soit clarifiée. La panique vient toute seule lorsque les acteurs prennent goût et abandonnent leurs promesses.
Les militaires au pouvoir ne sont bercés que par le chant des sirènes des acteurs hybrides qui croient les porter, de laudateurs assumés du régime défunt et d’agents inconstants qui ont fait tous les regroupements, tant de l’opposition que de la majorité.
Il faut se RASSEMBLER, il faut revenir dans la RÉPUBLIQUE et il faut que chacun soit commis à faire sa mission comme le disait Assimi Goita. Les jeux de chaises n’ont rien de positif sur un pays et son développement. Mêmes les plus forts trébuchent et il est temps que l’aventure du Mali soit légitimée par toutes les couches dans les dispositifs constitutionnels adoptés.
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