La direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat a convié la presse le vendredi dernier pour lui expliquer son vaste chantier de prévention et de démolition de certaines constructions anarchiques dans le district de Bamako.
Le Directeur Guindo et certains de ses collaborateurs ont dévoilé les motivations qui justifient cette opération. En effet, au dire de Monsieur Guindo, depuis 2013, après les inondations meurtrières en Commune l et Commune lV, un recensement avait été fait. Puis en 2018 et enfin en 2024 récemment suite à saison hivernale catastrophique qui a provoqué plusieurs dégâts. Pour les techniciens du ministère et de la direction de l’urbanisme, il est désormais temps d’agir pour prévenir ces cas cycliques de victimes à chaque saison.
Techniquement, ces collecteurs doivent avoir 10m de part et d’autre qui appartient au domaine public et qui est inaliénable et imprescriptible. Les cours d’eau, les lignes de chemins de fer, les lignes de haute tension nécessitent un espace de 25 à 50 mètres de distance.
Le département de l’urbanisme s’est vu notifié un montant initial pour lancer les travaux. Les efforts ont déjà commencé et déjà 800 millions sont débloqués pour faire libérer les zones concernées et cela couvrirait 700 millions sous le couvert du génie militaire. Quant aux 100 millions restants, ils seront affectés au XV activités des différentes commissions.
C’est une commission de balisage qui a été engagée pour ce travail. Quant aux occupants de ces servitudes, un montant de 113 millions (couvrant les 3 mois de location) leur sera versé en guise de mesure d’accompagnement de l’Etat.
Des montants sont déjà affectés à cette opération qui va concerner les investissements de ceux qui ont acquis des parcelles de façon régulière mais qui ont fait une extension dans les lits des marigots.
Il était temps de prendre les taureaux les cornes et de sauver des vies. Les populations sont donc avisées et doivent collaborer pour une gestion apaisée de ces opérations.

