Je voudrais désigner les vrais héros de notre époque : les journalistes privés. Ceux qui, sans moyens, sans aide, sans protection réelle, se battent chaque jour pour informer, maintenir une forme de stabilité et continuer à donner espoir aux populations. Nous sommes dans une stratégie permanente de survie. Pas de subventions dignes de ce nom, pas de considération à la hauteur du sacrifice consenti, et pourtant tout le monde attend de nous que nous soyons présents, que nous expliquions, que nous éclairions. Beaucoup veulent franchir notre mur, peu se demandent comment il tient encore debout. Nous ne sommes pas des ministres, nous sommes des sentinelles. Et nos seules armes sont la vérité, l’endurance et la foi dans la mission que nous portons. Les véritables bâtisseurs silencieux de ce pays, ce sont ces journalistes et ces faîtières qui continuent de se battre, souvent dans l’ombre, pour que la lumière ne s’éteigne jamais.Si un jour la vie décide de me confier d’autres responsabilités, je n’oublierai jamais d’où je viens. Mais pour l’instant, mon ministère, c’est la plume.
Ousmane Mohamed
Le Poing

