Le professeur Ali Nouhoum Diallo, un eclaireur sans lampion

 

Notre vénérable Professeur Ali Nouhoum Diallo a gratifié les Maliens avec un long et fastidieux article publié dans le journal Les Échos, quotidien de l’ancienne Nomenklatura ADEMA-PASJ-qui se considerait a l’époque comme le pendant de l’ANC de Nelson Mandela.

Nous remercions très sincèrement notre vénérable Professeur pour son apport plein d’enseignement, à la fois, socio-antropologique, historique etc. À coup sûr, notre vénérable Professeur est une mine de savoir. Nous souhaitons profondément qu’il écrive ses Mémoires à l’instar de tous les grands hommes ayant servi leur nation.

Cependant, nous lui demandons d’aider urgemment le Mali présent, en donnant, sans fioritures, sans approximations, ses conseils aux dirigeants -« ses petits-fils- de notre Maliba, confrontés à des défis gigantesques colossaux, découlant aussi de l’acharnement des puissances régionales et internationales. Nous remercions d’avance notre Vénérable Professeur s’il accordait une attention particuliere à cette sollicitude.

L’estimable Professeur qui a vécu tous les régimes politiques de 1960 à nos jours est en mesure d’eclairer la jeunesse d’aujourd’hui sur le pourquoi et le comment des dérives ayant marqué les dix ans de pouvoir de l’ADEMA tels que: a) la constitution de clans (CMDT, PMT, PMRD qui avait dit que les frelons ont envahi la ruche…) se combattant les uns et les autres pour les « dépouilles de l’Etat « , b) comment s’est instaurée une corruption abyssale dans la gestion des mairies après la mise en place de la décentralisation, d) comment le processus électoral s’est dévoyé en 1997 avec la création d’une CENI dirigée par le flamboyant Maître Kassoum Tapo tant dans le déroulement de la campagne-avec l’arrestation et la déportation des principaux leaders de l’ Opposition-dont le Docteur Seydou Badian Kouyate que la manipulation des voix exprimées.

Les élections de 1997 n’ont-elles pas plongés le Mali dans une crise majeure ayant paralysée le pays jusqu’en l’an 2000? e) L’Adema-PASJ n’a pas instauré une gestion patrimoniale de l’Etat en s’attribuant à peu de frais des domaines au sein de l’ACI?… Le Vénérable Professeur doit être un eclaireur pour les dirigeants et la jeunesse d’aujourd’hui afin que ceux qui sont aux commandes de l’Etat ne répètent pas sempiternellement les mêmes fautes. Chaque génération est responsable de ses actes. Ceux qui savent analyser positivement les erreurs du passé ont plus de chances de réussir que les autres. Savoir accepter les critiques est une force.

Le Poing

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