Comment se terminera la Transition chaotique au Mali?

Le cheminement chaotique de la Transition malienne constitue une source d’inquiétudes pour tous ceux qui portent le Mali dans leur cœur et sont soucieux du devenir de la Nation malienne.
Grosso modo, on distingue les deux groupes suivants :
Premièrement, il y a les « situationnistes » : il s’agit de ceux qui profitent de toutes les situations pour satisfaire leurs bas-instincts. Ils savent trouver le langage adéquat pour masquer leurs reniements, leur vénalité, leur bassesse. Leur justification, c’est qu’il faut contribuer à la « réussite de la Transition ». Ceux-ci ne connaissent pas la honte, ils sont prêts à « s’aplatir » devant tous les régimes, quels qu’ils soient, afin de pouvoir remplir leur panse. Ce sont des cyniques qui ne croient en rien, qui doutent de tout et qui ne vivent que dans le présent. Ce sont des « sceptiques » pour lesquels tout est pareil, il n’y a pas de changement possible. Selon leur rhétorique : »Mali te djo ». Nul doute, qu’il n’y a rien à attendre de ces gens-là.
Deuxièmement, il y a les combattants sincères, qui se battent sainement pour sortir le pays de l’ornière en œuvrant pour que le pouvoir soit remis à un gouvernement civil élu démocratiquement, dans la transparence absolue, aux termes des 18 mois de Transition agréés par la Cédéao et la communauté internationale. Il s’agit-là de patriotes sincères qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles tant le pays a été laminé par des années de mensonge, de corruption et de reniement de toutes les valeurs fondamentales qui régissaient le Mali d’antan. Pour ces combattants sincères, le « Mali Koura » est à portée de main.
Les mois écoulés attestent clairement qu’une révolution profonde est en cours. Désormais, le Peuple malien ne veut plus être gouverné comme avant la chute d’IBK et les dirigeants actuels ne peuvent plus gouverner comme avant le 18 août 2020. Une nouvelle aventure historique est en marche. Elle donnera naissance inéluctablement à un Mali nouveau débarrassée des scories du passé et porteur d’espérances pour le Mali et l’Afrique entière. Le Mali sortira du tourbillon de la haine, de la désunion, de la médisance qui ne profite qu’à ceux qui veulent asservir notre pays. Historiquement, les Nations périssent généralement lorsque la gangrène au-dedans ouvre la porte aux « envahisseurs »du-dehors qui prétendent nous sauver du « djihadisme, du terrorisme, de l’extrémisme… ».
Mais, contrairement aux attentes prophètes de malheur, le Mali se dressera tel un phare qui scintillera dans le firmament des Nations modernes dignes et respectées ; et respectueuses de toutes les Nations sur la Terre.

Ousmane Mohamed

Source : Le Poing 2021

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