Communiqué de presse à l’occasion des 180 jours de détention de l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga

 

À l’occasion des six (06) mois de détention plus 08 jours de garde à vue de l’ancien Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, il importe de marquer un temps d’arrêt, non pour alimenter la polémique, mais pour saluer avec gravité et émotion une posture rare dans l’histoire politique récente de notre pays : celle de la résilience silencieuse, de la constance morale et du sens élevé de l’État, même dans l’épreuve la plus rude.

Six mois de privation de liberté n’ont ni entamé la dignité de l’homme ni affaibli la force du symbole. Au contraire, Choguel Kokalla Maïga incarne aujourd’hui, au-delà de sa personne, une certaine idée du Mali : un Mali debout, exigeant envers lui-même, attaché à la souveraineté nationale, à la cohésion sociale et à l’honneur de l’État. Là où beaucoup auraient choisi la rupture partisane et mesquine, l’invective ou l’appel au chaos, lui, il a opposé la retenue et la fidélité à la Nation, à la République, aux Forces armées maliennes « les Monè bô denw », comme il aime les appeler et au peuple souverain.

Cet hommage n’est ni un plaidoyer judiciaire, ni une tentative de réécriture des faits. Il est la reconnaissance d’une attitude. Car dans un contexte de fortes tensions politiques et sociales, la manière de traverser l’épreuve en dit souvent plus que les discours tenus dans le confort du pouvoir. En détention, Choguel Kokalla Maïga continue d’enseigner : il rappelle que le combat politique peut se mener sans renoncer à l’essentiel, sans sacrifier l’unité nationale sur l’autel des règlements de comptes.

À travers lui, c’est une leçon adressée à tous les Maliens. Une leçon de persévérance dans l’adversité, de foi dans le destin collectif, et de confiance dans la capacité du peuple malien à surmonter les épreuves historiques. Le Mali traverse une phase exigeante de son histoire. Les défis sécuritaires, économiques et institutionnels sont réels. Ils appellent à la lucidité, au courage et à la cohésion, non à la division ni à l’épuisement mutuel.

Le message est clair : quelles que soient les épreuves individuelles, pour Choguel, le Mali passe avant le sort de chacun. Aucune cause personnelle, aucune ambition, aucune revanche ne saurait primer sur la cause suprême de la nation. C’est là, une conviction profondément ancrée chez Choguel Kokalla Maïga, souvent résumée par cette maxime devenue ligne de conduite : « Le Mali d’abord. Le Mali toujours. »

Pour Choguel, même après 06 mois de détention, sans être présenté à un juge, en ce moment de recueillement et de réflexion, il est essentiel d’appeler tous les Maliens à tenir bon, à ne pas céder au découragement, ni aux manipulations, ni aux discours de haine. À persévérer dans la voie, certes difficile mais honorable, de la défense de la souveraineté nationale. À continuer de soutenir nos Forces de défense et de sécurité, qui demeurent le socle vivant de la République et le rempart de notre intégrité territoriale.

Pour Choguel, la résilience n’est pas la résignation, mais plutôt une force active, une une fidélité au temps long de l’Histoire. En ce sens, l’attitude de Choguel Kokalla Maïga résonne comme un appel à la maturité nationale. Que chacun reste à sa place, que nul ne se fasse passer pour plus grand que la nation, que personne ne confonde ses intérêts personnels avec ceux du Mali.

Six (06) mois de détention ont réveillé bien plus qu’un débat judiciaire : ces six mois ont ravivé une conscience, celle d’un peuple qui sait, au fond de lui-même, que les nations se construisent par l’endurance, le sacrifice et la loyauté. Le temps, l’autre nom de Dieu, fera son œuvre. La justice dira le droit. Mais l’essentiel demeure : le Mali avance, et il avancera toujours par-dessus les destins individuels, porté par celles et ceux qui, même dans l’ombre, refusent de renoncer à l’honneur et à la grandeur de la patrie.

En cette veille du mois sacré d’observation du carême chrétien et du Ramadan musulman, même sans être présenté à un juge, depuis six mois, pour statuer sur son affaire et dire la vérité aux Maliens, Choguel continue de croire en la Justice de son pays, et que justice lui sera rendue.

Bamako, le 14 février 2026

Équipe Com /PM Choguel

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