Face à la menace existentielle qui guette le Mali, la seule la réponse qui vaille aujourd’hui, au delà des armes et du dialogue, demeure ‘UNION ». Si elle n’est pas envisageable, il faut la réinventer à coups de concession, de pardon et de tolérance.
Ceux qui mettent le pays en sang et en larme par le feu qu’ils attisent et qui consume tout sur son passage doit nous alerter en ce qu’ils ne sont pas nos amis tout autant que ceux qui gouvernent ne sont pas nos ennemis. Aujourd’hui, face aux frustrations, à l’exclusion et au rejet, il n’existe plus le moindre compromis tant la cohésion est prise en otage par un discours de haine porté par des activistes du pour et du contre faisant ainsi ombre à la raison porté par des dignes fils du pays qui n’attendent rien en retour. Même, le Mali que chacun prétend défendre n’est plus le petit dénominateur commun.
Avons nous déjà compris que face aux ennemis du Mali, nous avions déjà perdu la bataille de la cohésion sociale ? Que nenni !
Chaque attaque contre le Mali, n’est pas seulement, qu’une victoire militaire pour eux mais celle de la déchirure du tissu social qui agrandie suivi par les discours de propagande que nous devons rejeter. Attention, la menace ne vise pas seulement le régime, elle s’attaque surtout aux fondements de la république.
Face à cette urgence, l’Etat doit avoir un rôle incitatif et régulateur qui passe nécessairement par le rassemblement de tous les enfants du Mali au delà de toutes les considérations pour sauver ce qui peut l’être.
Le Président de la transition doit, face à l’histoire, s’assumer en faisant preuve de grandes ouvertures tendant à rassembler filles et fils du pays. Le Mali lui est confié, à lui seul, et pour ce faire, il doit jouer le rôle de père de famille sans être le plus âgé pour citer Alpha Oumar Konaré.
En cela, il doit être accompagné par toutes les sensibilités puisque la survie du Mali en dépend.
La menace est réelle, palpable et visible. Elle ne doit plus laisser place aux calculs politiciens, aux intérêts sordides et querelles de leadership. Agissons ensemble, pourvu que le Président en créé les conditions pour l’histoire et pour le Mali.
Boubacar Mahamane Maiga.

